introduction

introduction
Au cours de l'Histoire, de nombreuses affaires de meurtres ou de morts suspectes n'ont pu être résolues faute de preuves pouvant confondre les assassins. On jugeait et exécutait souvent les mauvaises personnes sous la pression populaire qui avait vite fait de montrer du doigt le coupable qui ne l'était pas. Les autorités locales, à défaut d'avoir à leur disposition des éléments concluants, désignaient les coupables injustement en avançant des preuves fantaisistes et infondées et les condamnaient dans des procès truqués, dans le but d'estomper la peur de la population et d'éviter les mouvements de panique qui pouvaient troubler l'ordre publique. La justice fonctionnait ainsi jusqu'à l'époque moderne.

Jusqu'au jour où certaines personnes dotées d'un certain sens de la justice décidèrent d'inverser cette tendance. La science et ses progrès leur vinrent en aide. Ils admirent que la Science, dans certains cas, avait la capacité de fournir des preuves tangibles et indéniables tout en ayant la capacité de déterminer les causes de l'homicide.

Un film relate les débuts de la Médecine Légale. Il s'agit de "Sleepy Hollow" (1999) réalisé par Tim Burton. Ce film met en scène un jeune officier de la police, Ichabot Crane, interprèté par Johnny Depp, aux méthodes d'investigation avant-gardistes et expérimentales pour l'époque, très mal perçues dans son milieu. Pour prouver l'utilité de la science dans la résolution d'affaires criminelles, il est envoyé dans le bourg de Sleepy Hollow dans le but de résoudre une affaire criminelle dépassant l'entendement. Une fois sur place, il procède à plusieurs exhumations de cadavres sur lesquels il pratique des autopsies, il effectue des prélèvements divers, détermine la cause de la mort grâce à l'utilisation de substances chimiques. Ces différents actes lui permettent d'avancer dans son enquête. Ce film met en scène les débuts de la Médecine Légale d'une façon réaliste. Cet homme a foi en la science et il est persuadé qu'elle est la clé pour résoudre bon nombre d'affaires criminelles.

Trois siècles plus tard, La Science a progressé et la Médecine Légale l'a accompagnée sur la voie de la modernité, beaucoup plus pointue et reconnue, les sciences forensiques sont devenues indispensables pour résoudre les affaires criminelles.

Nous pouvons le constater grâce à la série culte The X-Files, mettant en scène le couple le plus célèbre du FBI, Mulder et Scully, alors chargés d'élucider les affaires non classées. Ainsi Mulder est spécialisé en criminologie et Dana Scully en médecine légale, ce qui l'amène à utiliser ses compétences dans le cadre de certaines enquêtes lorsqu'il s'agit de déterminer l'origine du décès de certains individus, ou encore de procéder à des analyses diverses sur les cadavres plus ou moins spéciaux qui lui sont proposés. Malgré toutes les découvertes étranges qu'elle a pu faire, Scully garde toujours un esprit cartésien et pense que chaque fait anormal a son explication logique et scientifique.


Une série nous propose de découvrir avec un certain souci du réalisme le travail effectué par la Police Scientifique !
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# Posté le mardi 17 avril 2007 10:19

la série

la série
Une série propose de découvrir le travail effectué par la Police Scientifique...

Créée par Anthony E. Zuiker et produite par Jerry Bruckheimer à qui on doit notamment des grands succès tels que The Rock ou Armaggedon, CSI - Crime Scene Investigation, Les Experts en France, est une série policière particulière au scénario bien ficelé et réaliste s'appuyant sur des réalités scientifiques, policières et historiques, en totale contradiction avec les codes du genre, mettant en scène le travail de l'équipe de nuit de la Police Scientifique de Las Vegas.

Elle nous brosse le quotidien de l'équipe nocturne de la Police Scientifique de Las Vegas qui résout des affaires visiblement insolvables grâce à l'étude d'indices à l'aide de techniques et d'outils scientifiques high-tech.

Le cadre de la série est la ville de Las Vegas qui est connue pour être l'une des villes les plus frénétiques du monde, mais aussi une des villes les plus dangereuses où le taux de criminalité est des plus significatifs. A chaque fois que les indices laissés sur les lieux du crime sont invisibles, ou que des années se sont écoulées depuis l'accomplissement du crime, l'équipe des Experts se tient prête pour résoudre l'affaire : le moindre détail est analysé, toutes les empreintes font l'objet d'un prélèvement... Ces nouveaux détectives donnent une seconde jeunesse aux cadavres à partir d'indices qui peuvent nous paraitre hors de propos... En bref, ils sont beaucoup plus à l'aise avec un microscope qu'avec une arme de service.

A première vue CSI n'est pas une série policière pure et dure, mais plutôt une série où la réflexion et l'investigation l'emportent sur l'action : la série distille un tableau réaliste et parfois cru des méthodes scientifiques utilisées pour identifier les criminels, là réside certainement son originalité, à l'origine de son succès auprès des amateurs d'intrigues, de films policiers et de reality show...

Expert Niveau 3, spécialisé en entomologie, Gil Grissom, un flic de la vieille école, sage et humain mais très intègre, manage une équipe composée de :

Catherine Willows, mère divorcée et élevant seule sa fille, experte niveau 3 spécialisée en analyses sérologiques

Nick Stokes, homme très sociable et humain, expert niveau 3 spécialisé en analyses fibro-capillaires

Warrick Brown, joueur invétéré connaissant toutes les subtilités de la ville de Las Vegas, expert niveau 3 spécialisé en analyses audio-vidéo

Sara Sidle, dernière recrue tout droit venue de San Francisco, experte niveau 2 encore en formation et spécialisée en mesures physiques

Cette fine équipe est complètée par l'apport de Jim Brass, ancien chef du département de Police Scientifique de Las Vegas, blâmé après la mort d'un jeune officier, et maintenant cantonné à un rôle de capitaine de Police Criminelle.
Et enfin par Greg Sanders, technicien de laboratoire fantasque mais très compétent, réalisant des prouesses avec les analyses qui lui sont confiées et le Docteur Robbins, médecin légiste, toujours à l'affût de preuves sur le cadavre sur lequel il procède à une autopsie.

Cette équipe est composée de membres à la personnalité singulière. De la mère célibataire à l'ancien chef de service débarqué, en passant par le beau gosse doué mais trop sûr de lui et l'agent obsédé par le jeu, ces experts demeurent des personnes faillibles, attachantes et consciencieuses.

La plupart des investigations sont inspirées de faits réels, aussi extraordinaires paraissent-ils une fois transposés à l'écran. Ces faits sont issus des archives de la police, des sites internet spécialisés en criminologie, et qui apportent à la série une variété assez exceptionnelle de cas d'homicides et d'affaires diverses, c'est à dire une certaine diversité scénaristique.


Vous pouvez désormais vivre les aventures de cette équipe d'Experts sur TF1...

# Posté le mardi 17 avril 2007 10:26

fiche technique

fiche technique
Titre américain : "C.S.I.: Crime Scene Investigation"
Titre français : "Les Experts"

Pays d'origine : Canada / USA
Genre : Drame et policier
Début de la diffusion aux Etats-Unis : 6 Octobre 2000 sur CBS
Début de la diffusion en France : 25 novembre 2001 sur TF1

Nombre de saisons : 6
Nombre d'épisodes : environ 23 par saison
Durée épisode : 40 minutes environ
Certains épisodes sont soumis à l'autorisation parentale

Musique du générique : "Who Are You" par The Who

Réalisation :

Lou Antonio
Danny Cannon
Kenneth Fink
Jefery Levy Richard
J. Lewis (R.J. Lewis)
Peter Markle
Oz Scott
Michael W. Watkins
Thomas J. Wright

Scénaristes :

Josh Berman
Elizabeth Devine
Marc Dube
Carol Mendelsohn
Jerry Stahl
Eli Talbert
Anthony Zuiker

Production :

Tina Albanese
Frank Ballou
Jerry Bruckheimer
Cynthia Chvatal
Philip Conserva
Kim Cybulski
Ann Donahue
James C. Hart
Bernie Laramie
Jonathan Littman
Carol Mendelsohn
William L. Petersen
Anthony Zuiker

Version française: ALTER EGO

avec les voix de:

Stefan Godin (Gil Grissom)
Emmanuelle Bondeville (Catherine Willows)
Laurence Dourlens (Sara Sidle)
Eric Aubrahn (Warrick Brown)
Denis Laustriat (Nick Stokes)

François Dunoyer (Capitaine Jim Brass)
Pascal Casanova (Greg Sanders)
Benjamin Boyer (Dr. Robbins)


Direction artistique:

François Du Noyer

Adaptation:

Sylvie Morand
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# Posté le mardi 17 avril 2007 10:59

production et réalisation

production et réalisation
ANTHONY E. ZUIKER
[Créateur de la Série, Producteur Executif]
Il y a peu de temps encore, Anthony Zuiker, alors natif de Las Vegas, roulait des tramways dans les rues de sa ville natale. Lorsque l'un de ses amis utilisa un de ses textes lors d'une audition, il reçut un appel de l'Agence William Morris qui lui demanda d'écrire un script. Zuiker le fit sans aucun problème, et comme juste récompense, la TriStar acquit les droits de son premier jet, The Runner, traitant l'histoire d'un joueur plutôt compulsif, pour la somme de 970.000 Dollars.

C'est sa femme, alors avide de documentaires traitant des sciences forensiques alors diffusés sur les chaines cablées spécialisées, qui lui soumit indirectement l'idée d'une série basée sur l'univers de la Police Scientifique, Crime Scene Investigation. Il proposa alors cette idée à Jerry Bruckheimer, puis décida de découvrir le travail de la Police Scientifique de sa ville, Las Vegas, d'une façon beaucoup plus approfondie. Il fut confronté, le temps de son initiation, à la résolution d'un incendie criminel, à la découverte de nombreux cadavres et un à un suspect caché en dessous d'un lit.
Pour A. Zuiker, Las Vegas, cité d'argent et de passion, cité nocturne et lumineuse, est le lieu adéquat et le cadre idéal pour une série dramatique traitant du travail de la Police Scientifique. Parallèlement à son travail d'écriture/production sur CSI, Zuiker participe à d'autres projets, comme par exemple, l'adaptation à l'écran du livre de Sonny Barger, Hell's Angels.

JERRY BRUCKHEIMER
[Producteur Executif]
Jerry Bruckheimer est une référence à Hollywood, tant son nom est associé aux blockbusters cinématographiques à l'origine de recettes faramineuses pour les grands studios américains.
Jerry Bruckheimer débute sa carrière en produisant des spots publicitaires, régulièrement primés d'ailleurs, pour le compte de la firme Madison Avenue. Après quatre années de bons et loyaux services, il décide de changer d'air et prend donc la route d'Hollywood où il réalise plusieurs films tels que American Gigolo, Farewell et My Lovely. Flashdance, dont la vedette est Jennifer Beals, connait un immense succès et lui permet de s'associer au producteur Don Simpsons. Leur collaboration se poursuit alors durant quatorze ans. De leur association naissent de nombreux succès cinématographiques tels que le Flic de Beverly Hills, qui révèle au monde le talent d'Eddie Murphy, Top Gun, Dangerous Minds, Crimson Tide et The Rock.

Désormais seul aux commandes, Jerry Bruckheimer, produit Les Ailes de l'Enfer dont la vedette est Nicholas Cage, dont le succès lui permet de glaner deux Oscars et un Grammy Award. Jerry est alors à l'origine de nombreux autres succès cinématographiques : Armageddon, Ennemi d'Etat, Coyote Girls, 60 Secondes Chrono et Pearl Harbor par exemple...

J. Bruckheimer, après avoir conquis Hollywood, s'est attaqué au monde de la télévision en produisant des séries singulières comme Soldiers of Fortune et Dangerous Minds. De sa rencontre avec Anthony E. Zuiker, nait Crime Scene Investigation. Il produit également le Reality Show, The Amazing Race.

CAROL MENDELSOHN
[Producteur Executif]
Carol Mendelsohn débute sa carrière en tant qu'auteur en freelance, écrivant scripts et scénarios pour des séries telles que Heartbeat, Fame et Midnight Caller. Elle poursuit sa carrière en co-produisant Tour of Duty, une série sur la Guerre du Vietnam, puis en produisant Gabriel's Fire et enfin en devenant directrice de production des séries The Trials and Rosie O'Neill et Crossroads.
Avant d'intégrer l'équipe de CSI, elle officie en tant que producteur exécutif de la série Melrose Place. Elle a également obtenu un diplôme de droit délivré par le National Law Center de l'Université de Washington DC.
Aussi, Carol se charge de complèter l'équipe d'auteurs de CSI et elle est à l'origine du recrutement d'Ann Donahue.

ANN DONAHUE
[Producteur Executif]
Ann Donahue débute sa carrière en tant qu'auxiliaire juridique à Washington (dans le même cabinet judiciaire que la productrice Carol Mendelsohn). Depuis qu'elle a intégré l'équipe technique de CSI, sa carrière a pris une certaine dimension, symbolisée par un Emmy Award, couronnant ses talents d'auteur.
Elle a également travaillé sur un certain nombre de séries, comme 21 Jump Street, China Beach, Picket Fences et Murder One. Née à Cleveland, dans l'Ohio, Ann vit désormais à Los Angeles, pas très loin de chez son amie Carol Mendelsohn. Ann apprécie son travail sur CSI, qui lui demande beaucoup de recherche aussi bien en terme d'écriture qu'en terme de production.

CYNTHIA CHVATAL
[Producteur]
En 1986, Cynthia Chvatal et William Petersen créent une société de production de films et produits télévisuels, High Horse Films. Ils collaborent sur plusieurs films comme Hard Promises dont William est l'acteur principal, ou encore Keep The Change. Cynthia est également le manager de William L. Petersen


DANNY CANNON
[Consultant de Production/Réalisateur]
Danny Cannon qui a grandi dans la banlieue Nord de Londres, débute sa carrière en tant qu'acteur dans une petite compagnie théatrale, ce qui lui permet de réaliser plusieurs court métrages. Lorsqu'Alan Parker, un réalisateur, voit son travail lors d'un concours organisé par la BBC, il reconnait le talent de Cannon alors justement recompensé, puisqu'il remporte le premier prix avec son court métrage Sometimes, ce qui lui permet d'intégrer une école d'art dramatique.


Depuis, Danny Cannon a réalisé plusieurs films comme Young Americans, Judge Dredd, Phoenix et enfin Souviens toi l'été dernier. Depuis, il intervient souvent dans la série CSI en tant que réalisateur d'épisodes.
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# Posté le mardi 17 avril 2007 11:33

Modifié le mardi 17 avril 2007 12:11

analyse technique

analyse technique
La série policière est un genre bien établi, respectant scrupuleusement les codes en vigueur dans ce pan du domaine télévisuel. Depuis 2000, certaines personnes dont Anthony E. Zuiker, créateur de Crime Scene Investigation, ont voulu rompre avec ce classicisme en proposant des innovations notables dans ce secteur afin de lui donner une seconde jeunesse. C'est ainsi qu'une série portant sur le travail de la police scientifique vît le jour.


Ainsi, CSI est une série dramatique innovante par certains côtés dont l'originalité a surpris puis conquis un public, ce qui a permis à ce show d'obtenir un succès mondial. On peut alors se demander quels sont les caractères techniques particuliers de cette série qui en font une série unique aux yeux de nombreux observateurs.

Pré Générique / Générique

Chaque épisode commence par un plan panoramique et aérien de la ville de Las Vegas, puis subitement, la focalisation change de direction pour cibler un lieu particulier, objet d'une séquence posant les bases de la future intrigue, qui deviendra la scène de crime ultérieurement.

La découverte de l'élément déclencheur de l'intrigue, c'est-à-dire par exemple, la découverte du corps inanimé d'un individu, la prise de conscience d'une disparition, etc. autant d'éléments qui sont à l'origine de l'arrivée des Experts sur le terrain qui inspectent les lieux ainsi que le corps de la victime rapidement afin de tirer leurs premières constatations. C'est à ce moment là que l'un des Experts (Grissom généralement) formule une réplique morbide (et comique quand on possède un humour assez noir :)) qui clôt le pré-générique. Puis arrive le générique annonçant l'épisode.



Mise en Scène de l'épisode

L'élément déclencheur de l'intrigue ayant fait son effet, l'épisode peut alors commencer. Les Experts se trouvent alors sur la scène de crime pour débuter leur travail d'investigation. Cette scène de crime constitue une pierre angulaire initiale, c'est-à-dire le pivot originel de l'épisode en question, générateur de réflexion, d'hypothèse et de reconstitution des faits qui font alors l'objet d'un traitement visuel particulier par le biais d'une photographie soignée et d'effets spéciaux plutôt spectaculaires.


Photographie

D'une part, la photographie tend à restituer fidèlement une ambiance particulière par un jeu de lumière et d'accentuation de certains tons et couleurs : tranquillité d'un lieu, faux-semblants, endroit porteur d'un terrible secret (exemple : 1#07 Petits Meurtres en Famille), le calme après la violence mais aussi le côté scabreux, malfamé et repoussant de certains lieux (exemple : 2#20 De si jolis chatons).

Elle a également pour but de mettre en évidence certains éléments du décor qui peuvent prêter à attention : comme les indices et différentes preuves, les endroits susceptibles d'avoir un intérêt pour les protagonistes de l'épisode. Cela se manifeste par des gros plans sur les objets et traces (empreintes, douilles ou revolvers par exemple).

La photographie met aussi en exergue le personnage central, c'est-à-dire l'Expert par un jeu de mouvement de caméra toujours très proche du protagoniste afin de souligner son importance et focaliser l'attention sur le travail qu'il est en train d'effectuer.
On peut également ajouter qu'un plan spécial est réalisé sur l'Expert et son travail. Lorsque celui ci a recueilli une nouvelle preuve, il y a un gros plan (accompagné d'un bruitage) sur celle ci. Ensuite, l'Expert s'entretient avec ses collègues, ce qui peut engendrer une reconstitution pour que le spectateur ait une idée précise du contexte du crime.


Les Effets Spéciaux

D'autre part, en ce qui concerne la scène de crime, on peut dire qu'elle est l'objet d'un traitement particulier grâce aux effets spéciaux qui ont pour but de la rendre à la fois tangible et accessible au téléspectateur. Les réflexions des Experts alors présents sur la scène de crime sont illustrées par différentes séquences, les effets spéciaux :

Flash back : séquence en noir et blanc /couleur filtrée, énergique (mouvements de caméras remarquable par leur violence) et plutôt floue pour donner une impression de sollicitation de souvenirs et de l'imagination, afin de dévoiler les éléments passés nécessaires à la résolution de l'enquête d'une façon progressive, illustrant alors les différentes hypothèses correspondant aux analyses des protagonistes.

Exemple : la reconstitution minutieuse d'un crime à la lumière des preuves retrouvées sur place.

Séquences animées en image de synthèse : scène de courte durée (quelques secondes à peine) venant appuyer une explication scientifique afin que le spectateur comprenne la réflexion du protagoniste.

Exemple : la trajectoire d'une balle venant percuter le crâne d'une victime.

Ralentis : effet spécial souvent utilisé pour montrer la sensibilité des personnages malgré la dureté et la complexité de leur métier, ce qui révèle leur coté humain. (exemple : 2#23 soeurs ennemies, Grissom marche seul sous le souterrain, l'action est ralentie et accompagnée musicalement par une chanson downtempo, Unbound de Robbie Robertson)

A noter que la scène de crime n'est pas la seule à faire l'objet de ce traitement particulier. En effet, le domicile du suspect y a également droit, de même que les alentours de la scène de crime. Lorsqu'une personne est retrouvée morte dans son appartement, si une preuve indique qu'elle est passée par un autre endroit, il est passé au peigne fin (exemple : Dans une affaire, Warrick et Sara retrouvent du verre polarisé provenant du pare-brise d'une voiture dans les cheveux de la victime, après analyse, ils vont fouiller le garage à la recherche du véhicule).



La scène de crime n'est pas le seul lieu clé de l'épisode. Le département de la Police Scientifique et ses différentes composantes le sont tout autant.

Le laboratoire est ainsi le lieu où les différents indices retrouvés sur la scène de crime se transforment en preuves tangibles nécessaires pour la résolution de l'enquête. Son ambiance est ainsi particulière, à la fois scientifique et intellectuelle. Cela se traduit d'une part par un jeu de lumière alternant obscurité et clarté, peut-être pour symboliser le passage du doute et de l'inconnu caractérisant l'indice à la pensée lumineuse à l'origine de la découverte de la preuve, et d'autre part, également par la luminosité du laboratoire, lieu d'une pensée ainsi éclairée et ouverte sur la technologie et le genre humain. Ce jeu de lumière permet aussi de mettre en évidence le décor composé par les différents outils et moyens utilisés par les Experts dans le cadre de leurs investigations.
Le cheminement intellectuel et scientifique de l'Expert est aussi jalonné d'effets spéciaux, principalement des séquences animées en image de synthèse venant appuyer les différentes explications fournies par le technicien.


La salle d'autopsie (de même que la morgue) bénéficie d'un traitement particulier. Cette salle est le second lieu de trépas de la victime qui fera également l'objet de l'attention des experts et du médecin légiste. Lieu calme à l'ambiance visuelle particulière à la fois sombre et sobre, il est empreint d'un sentiment de respect et de recueillement. Le corps de la victime est rarement suggéré, sauf lorsque les blessures et les sévices sont jugées trop explicites pour être vues par un public plutôt sensible, d'ailleurs la censure veille. L'exposition gratuite de la violence est visiblement proscrite, seule la violence préalablement expliquée est tolérée. Lors de l'inspection attentive du corps de la victime, les différentes explications fournies par les personnes présentes, génératrices d'explications, sont également illustrées par des séquences animées dont la fonction est décrite ci-dessus.


La salle d'interrogatoire, lieu au mobilier sommaire (une table et quelques chaises) et de toutes les confrontations ayant pour finalité la recherche de la vérité, est plongée dans une ambiance plutôt intimiste à la fois sombre (comme la face cachée des suspects se prétendant innocents) et aux tonalités froides, favorisant ainsi les contacts entre le ou les suspect(s), leur représentant et les officiers de la Police Criminelle secondés par les Experts, et donnant ainsi une véritable intensité dramatique à ces scènes.


Un cadre spatio-temporel particulier

La série met en scène l'équipe de nuit de la Police Scientifique de Las Vegas, donc l'action se déroule principalement en nocturne, dans les lieux à la fois sombres et lumineux de Las Vegas, cité de lumière ne craignant pas l'obscurité de la nuit, d'où des teintes résolument claires obscures pour souligner le caractère particulier du cadre spatial de la série.
Or, le travail difficile des Experts est également caractérisé par l'accomplissement de nombreuses heures supplémentaires, c'est pourquoi certaines scènes sont réalisées de jour. Par exemple, dans un épisode, Catherine fait une grave erreur qui en plus d'avoir totalement détruit le labo, a envoyé Greg Sanders, le technicien de laboratoire gravement brûlé à l'hôpital. Plus tard, elle explique sa négligence : c'est parce qu'elle travaille seize heures par jour, qu'elle ne dort que trois heures, et que les quatre heures restantes, elle fait croire à se fille que tout va bien.


Relation Son - Image

Le travail de recherche sur la scène de crime ou encore au laboratoire donne également lieu à des séquences qu'on pourrait apparenter à des clips à la fois visuels et sonores, puisqu'on voit l'Expert en action, avec comme accompagnement un extrait musical. Ces interludes permettent d'économiser du temps de parole, afin de privilégier l'action pour ne pas dépasser les limites du format standard de l'épisode.

En outre, l'atmosphère particulière de la série n'est pas seulement visuelle, elle est également musicale comme je l'ai expliqué dans la rubrique consacrée à la Musique dans CSI, que je vous invite à lire également.


La série est donc particulière d'un point de vue technique puisqu'elle rompt totalement avec les codes régissant la série policière. Alors qu'auparavant, tout le travail technique effectué par la police scientifique était traité d'une façon secondaire voire éludé, le voici maintenant mis en avant comme étant le point d'orgue de l'épisode. Ce travail scientifique, bien que particulièrement technique pour des téléspectateurs non avertis, est rendu accessible grâce à l'utilisation de procédés visuels tendant à expliquer le raisonnement et la pensée d'un scientifique. Cela participe alors à un effort de vulgarisation scientifique partant d'un savoir donné, alors transposé didactiquement, via des procédés visuels. De là apparait le rôle de ce média, alors à vocation éducative et pédagogique, le tout étant à destination du public.
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# Posté le mardi 17 avril 2007 12:30